Les Articles pour Être Heureux dans la Vie

AVOIR, FAIRE OU ÊTRE ? QUELLE PRIORITÉ DONNER ?

 

Dans un monde qui favorise l’avoir, nous assistons à des dérèglements de plus en plus fréquents dans notre actualité quotidienne. Meurtres, carnages et hooliganisme s’accaparent les médias tandis qu’aucun message convaincant n’émerge, comme si nous étions tous hébétés par ces extrêmes.

Alors, comment retrouver de la sérénité quand tout semble hors contrôle ?

Comment atteindre le fameux ‘lâcher-prise’ dont nous entendons tous parler sans pour autant en comprendre la signification profonde ?

 

avoirAvoir…

Je me souviens de mes débuts dans ma vie d’adulte. Je venais de tourner 2 mois avec Graeme Allwright et j’avais en poche le pécule pour louer un studio dans la proche banlieue parisienne.

J’avais organisé un déménagement minimal – un lit, un réchaud 2 plaques, un petit bureau et mes instruments de musique et m’étais installé dans cette petite cour face au RER de Vincennes.

La principale question qui se posait alors était : « comment je vais faire pour acheter tout ce qu’il faut dans ma vie ? »

La liste était conséquente : une maison pour accueillir ma future famille, une voiture assez grande, une autre pour ma future femme, les travaux de rénovation et tout l’aménagement intérieur de la maison, un piano acoustique, un studio d’enregistrement, un réfrigérateur, de la vaisselle, des casseroles, une machine à laver le linge, une autre pour la vaisselle, etc., etc., etc.

J’imaginais la somme d’argent que j’allais devoir débourser pour tout cela et j’en avais le tournis…

Puis la vie a suivi son cours… J’ai possédé tout ce que je vous cite, et plus encore. J’ai pu élever mes enfants sans restriction, leur permettre de s’épanouir dans leurs études… J’ai eu une belle maison dans Paris, un joli manoir en Touraine, j’ai monté des entreprises, j’ai connu des faillites, et aujourd’hui, je n’ai quasiment plus rien…

Suis-je malheureux, déprimé ou résigné pour autant ? Non, pas du tout…

Et pourtant j’ai perdu ou revendu tout ce que je souhaitais lorsque j’avais 20 ans… Comment expliquer que je n’en sois pas détruit ???

 

Faire…

J’ai énormément « fait » dans ma vie.

Comme une hyperactivité chronique qui m’a conduit à construire 3 vies différentes ; musicien de studio, porteur de projet touristique et auteur/coach…

J’étais toujours actif - priorité au travail !

Il est vrai que pour un indépendant (je n’ai jamais été salarié), la réalité alimente la croyance qu’il faut travailler pour gagner sa vie et que si l’on arrête, on n’a plus d’argent.

Lorsque je travaillais en studio, coupé de la lumière du soleil, la première semaine de toute vacance me voyait malade, le soleil déclenchait allergies et traitement à la cortisone et même si j’ai pu par la suite avoir mon propre studio à la maison, mes enfants ont surtout le souvenir de me voir au téléphone lorsqu’on partageait un repas familial…

Il fallait toujours faire, et encore faire, et même si j’ai toujours eu la chance de faire ce que j’avais choisi, j’ai le souvenir de ce début octobre 2014 où j’ai frôlé le burnout à devoir impérativement monter une vidéo le jour de mon anniversaire alors que mes amis de Belgique vivaient un WE inoubliable en Bretagne…

Le « faire » m’a accaparé jusqu’il y a peu… je parle en mois… Il a fallu que j’attende 56 ans pour me rendre compte que la vie apporte toujours des solutions et qu’il est possible de moins faire, de se prendre du temps pour soi tout en continuant à vivre…

Il m’a fallu 56 ans pour que je permette « d’être », tout simplement…

 

Lâcher-prise…

Lorsque j’avais 23 ans, j’avais des amis qui étaient beaucoup plus investis dans leur épanouissement personnel que moi…

L’un d’entre eux m’avait emmené voir une fabuleuse conférence de Robert Linssen, un vieux sage belge proche de Krishamurti qui expliquait alors avec une énergie incroyable ce que nous dit la physique quantique aujourd’hui.

Lorsque cet ami me parlait de lâcher-prise, je n’en comprenais pas le sens…

J’imaginais des mains qui s’accrochent et qui lâchent leur prise… J’avais le sentiment que ce lâcher-prise allait favoriser le vide, le rien, la non-action, comportement impensable pour moi pour les raisons que je vous expliquais un peu plus haut…

Je venais de vivre une expérience d’éveil qui avait bouleversé ma vie et je m’intéressais de plus eu plus à des livres qui évoquaient ce que j’avais vécu…

Pourtant, ce n’est que plus de 20 ans après que j’ai pu ressentir la pleine dimension du lâcher-prise… sans être pour autant capable d’arrêter de « faire »…

Il m’a fallu une seconde faillite en 2013 pour que le véritable processus de transformation commence…

Il a fallu que je vive ce mini burnout en 2014 pour comprendre que je menais une vie qui était teintée d’inquiétude et de précipitation, héritage familial issu d’un transgénérationnel dans lequel l’argent répond ‘absent’ à chaque fin de mois…

Il a fallu que j’entame une démarche de dépossession pour sortir de l’enfermement dans lequel l’avoir m’avait plongé :

Pour « avoir », il faut « faire », et encore « faire »…

Or, le « faire » ne laisse que très peu de place à « l’être »

 

Être…

Ce n’est que lorsque j’ai pu sortir de « l’avoir » et du « faire » que j’ai pu commencer à « être »…

En lâchant prise, je me permettais d’être, j’étais plus en accord avec mon envie profonde de profiter de la vie et de mes proches, je commençais à vivre la vie dont je rêvais lorsque j’étais adolescent : une forme de liberté, dans l’amour et le voyage…

La dépossession me permettait de vivre parfaitement heureux avec ma chérie dans un appartement meublé de 2 pièces, moi qui avais vécu dans une maison de 10 pièces dans Paris, un manoir en Touraine avec ses dépendances et un appartement luxueux à Bruxelles…

Certes, j’avais dû utiliser les outils que j’enseigne pour me débarrasser d’angoisses nocturnes relatives à l’argent, je continuais à me demander comment j’allais payer mes cartes bancaires en fin de mois, tout en constatant que la vie m’apportait toujours les solutions pour passer ces rendez-vous mensuels…

Paradoxalement, de nouvelles opportunités apparaissaient ;

  • j’avais bénéficié de soutien de Laurent Chenot en 2014 pour me reconstruire et je recevais maintenant celui d’associations comme Bebooda ;
  • j’étais de plus en plus sollicité pour participer à des évènements live ou web ;
  • je partais vers des destinations lointaines pour y dispenser mon enseignement ;
  • les ateliers que j’animais commençaient à afficher complet ;
  • j’avais enfin le temps de finaliser un livre que je voulais écrire depuis des lustres…
  • J’avais aussi un petit matelas financier qui me permet d’être serein par rapport à ce fameux rendez-vous de fin de mois…

Vous pouvez avoir le sentiment que je vous parle d’il y a un ou deux ans et pourtant, tout cela m’est arrivé depuis peu - le début de cette année 2016…

Tout cela m’est arrivé parce que j’avais mis la priorité sur « l’être »
par conséquent, le « faire » était en adéquation
et « l’avoir » devenait secondaire…

Aujourd’hui, des solutions d’abondance que j’avais pourtant sous les yeux m’apparaissent sous un autre angle ; je comprends que je peux développer une véritable manne d’argent tout en continuant à « être » et à aider mon prochain à faire de même…

 

Alors, quelle priorité ?

Vous l’avez sans doute perçu à travers ce récit de ma vie, ce n’est que lorsque j’ai favorisé l’être que ma vie a pris une tout autre tournure

En lâchant prise sur « l’avoir » et sur le « faire », j’ai ouvert la porte à des synchronicités favorables qui me permettent de vivre comme j’en ai envie.

En prenant du temps pour moi, j’ai pu entrevoir de nouvelles pistes que je peux développer dès à présent, et tout cela ne serait pas arrivé si j’étais resté dans ma première dynamique d’hyperactivité

Le société dans laquelle nous visons nous invite à avoir et faire ; la publicité et les médias nous suggèrent dans cesse que ce n’est que par « l’avoir » que nous pouvons être heureux…

Alors, comme je le propose régulièrement dans mes stages et formations, je vous invite à vous focaliser sur l’être, en vous posant cette question essentielle :

Qui ai-je envie d’être ?

Et comme une suite logique :

Comment je définis la personne que j’ai envie d’être,
en terme de qualités, de tempérament, de compétences ?

 

En répondant à cette question, vous définissez le but de votre vie.

Vous avancez vers ce but en sachant quoi « faire » tout en continuant à privilégier « l’être »

Vous constaterez que « l’avoir » n’est qu’une conséquence de votre alignement sur « l’être ».

« L’avoir » devient secondaire parce que le bonheur que vous ressentez n’en dépend plus…

Mieux encore, la vie vous apporte à chaque occasion les solutions pour maintenir l’abondance…

 

Tout est question de foi.
Vous souriez à la vie et la vie vous sourie.
Aligné et en accord avec la vie, le monde change rien que pour vous !

 

Je vous souhaite le meilleur 😉
Olivier Masselot
Ensemble pour un monde meilleur

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2 réponses à “Avoir, faire ou être, quelle priorité donner?”

  1. A un moment, j’ai eu beaucoup d’argent, et j’ai tout dépensé… faut-il passer par ces difficultés pour mieux comprendre votre article? merci !

    • L’expérience est certainement le meilleur apprentissage… Je suis passé par là moi aussi… mais j’espère que tout un chacun peut en capter le message 😉 Merci !

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