Les Articles pour Être Heureux dans la Vie

TOUT SAVOIR SUR CE MAL HÉRÉDITAIRE :
‘DEVOIR FAIRE PLAISIR’

C’est une calamité qui touche un grand nombre d’entre nous, et plus particulièrement les femmes… C’est un fléau qui fait de nous de parfaits moutons et nous pousse à obéir aux différents systèmes qui nous entourent…

C’est un comportement qui n’a de l’amour que l’apparence et qui ressemble à une forme de perversion invisible, inconsciente et destructrice… Explications :

 

Claudine a 62 ans. Elle vit aujourd’hui dans une maison dont elle a l’usufruit et qui appartient à sa fille. Elle perçoit une retraite de 600 euros par mois et vit à la campagne, au bord d’un champ ou de paisibles vaches broutent.

On pourrait penser que Claudine goûte sereinement à cette retraite méritée, en allant se promener, méditer dans la nature, rendre visite à ses amies et en prenant soin de sa santé, de son corps, mettant à profit cette période particulière pour s’épanouir et mieux se connaître…

Pourtant, sa vie n’est pas de tout repos ; elle en est même à l’opposé ! Claudine s’acharne à régler des affaires pour sa fille, à rendre des services à droite et à gauche et ses seuls moments de répit sont les visites à son kinésithérapeute pour soigner un mal de dos qui date depuis plus de 50 ans… En aurait-elle ‘plein le dos’ ?

enfant travailIl est vrai que Claudine travaille depuis très jeune. Adolescente, elle s’est déscolarisée à la demande de son père pour travailler dans l’entreprise familiale. Comme elle était la fille du patron, elle n’était pas payée tout en occupant tous les postes : secrétaire, livreuse, chauffeuse de son père, ouvrière…

Plus tard, elle s’est mariée à Robert puisque c’était celui que lui conseillait son père. Point de mariage d’amour, mais là encore, elle travaille pour aider Robert dans son entreprise sans être payée non plus… et ainsi sera toute sa vie…

Claudine a entendu toute sa vie « fais-moi plaisir, s’il te plait, fait le pour moi, après tout ce que j’ai fait pour toi, je suis ton père (mari) après tout, tu dois m’aider… »

Et toute sa vie, Claudine s’est oubliée au profit des autres, comme si c’était là sa destinée, sans jamais avoir pris conscience que ce n’était que la conséquence d’injonctions qu’elle avait reçues depuis toute petite…

Parlons un peu des systèmes

Qu’est-ce qu’un système ? C’est un ensemble d'éléments considérés dans leurs relations à l'intérieur d'un tout fonctionnant de manière unitaire. Ces différents éléments, qu’ils soient mécaniques, physiques, virtuels ou humains, constituent pléthore de systèmes, qu’ils soient nerveux, digestifs, financiers, politiques, philosophiques, etc.

Selon Wikipédia, ce sont aussi des éléments interagissant entre eux selon certains principes ou règles. Un système est déterminé par :

  • la nature de ses éléments constitutifs ;
  • les interactions entre ces derniers ;
  • sa frontière, c'est-à-dire le critère d'appartenance au système (déterminant si une entité appartient au système ou fait au contraire partie de son environnement) ;
  • ses interactions avec son environnement.

SystemeNous vivons dans un monde de système, ce que Transurfing nomme les Balanciers. Ces systèmes imposent des règles, des interactions internes et externes et des limites...

Le premier système dans lequel nous arrivons est notre famille, et nous allons forcément devoir suivre des règles qui vont devenir très rapidement des comportements inconscients qui nous amènent à oublier une partie plus ou moins importante de nous-mêmes – et c’est à ce moment-là que tout se gâte… et c’est ce qui s’est passé pour Claudine…

 

Une culture bien établie

Combien d’entre vous pensent qu’il faut faire plaisir aux autres ? Combien d’entre vous ont du mal à dire non ? Combien d’entre vous vont s’empêcher de prendre une décision parce que cela pourrait déranger l’entourage ?

Certes, me répondrez-vous, mais l’égoïsme est pire que tout ! Toutes ces personnes qui n’en font qu’à leur tête ont forcément un cœur de pierre et aucune compassion pour l’autre ! Et vous en êtes persuadé ! C’est absolument vrai pour vous, et penser le contraire est immoral, inhumain, égocentrique !

Ces croyances sont issues de notre culture judéo-chrétienne.

Comment définir une croyance ? : Processus mental expérimenté par une personne qui adhère à une thèse ou une hypothèse, de façon qu’elle les considère comme vérité, indépendamment des faits confirmant ou infirmant cette thèse ou cette hypothèse.

Ceci pourrait signifier que tant qu’une personne est dans la croyance qu’il faut faire plaisir, elle considère ce principe comme une vérité absolue, même si l’enfer qu’elle s’est créé dans sa vie lui prouve le contraire…

cest-fauxLorsque je me suis entretenu avec Claudine qui me demandait conseil, et que je lui ai dit que la seule voie pour s’en sortir était de penser – enfin – à elle, les mimiques de sa bouche me montraient à quel point elle s’en sentait totalement incapable ! Nous avons terminé l’entretien, mais je doute fort qu’elle soit capable de tout laisser tomber pour prendre soin de la suite de sa vie.

Soit dit en passant, Claudine se considère comme trop âgée pour changer… mais je vous parle de Claudine comme je pourrais vous parler de centaines de milliers de femmes qui se sont oubliées toute leur vie et ont le sentiment que c’est trop tard, que ce soit à 40, 50, 60 ou 70 ans… Vous reconnaissez-vous dans ce portrait ?

Amour ou manipulation ?

Dieu est amour nous a appris le Christ, mais force est de constater que sa parole a été détournée de manière à mieux diriger les masses. Que de conflits, guerres, massacres et extrêmes se perpétuent encore de nos jours au nom de Dieu…

Comment se peut-il que hommes, femmes et enfants soient de tout temps partis combattre l’hérétique, le païen, l’infidèle ? À quel point faut-il s’oublier pour donner sa vie à un système qui impose la destruction de la vie ?

C’est bien sûr un extrême, mais il a grandement impacté la Planète tout entière depuis des siècles. Et si nous le transposons au système familial, interrogeons-nous : est-ce de l’amour ou de la manipulation…

Combien de parents ont imposé des règles à leurs enfants parce que c’est pour son bien ? Tous, et heureusement… parce qu’effectivement, c’est l’éducation qui nous permet – quand elle bien conçue - de devenir des adultes responsables, autonomes, libres et solidaires… mais que se cache-t-il derrière ces mots en terme d’importance ?

  • Être responsable, c’est être capable de prendre les décisions importantes pour diriger sa vie. Dans un système, c’est être jugé si les actes commis ne sont pas conformes à ce que l’on attend de nous.
  • Être autonome, c’est avoir toutes les cartes en mains pour avancer dans la vie. Dans un système, c’est avoir les moyens d’avancer au profit du système, quand il ne s’agit pas de pallier à un handicap physique.
  • Être libre, c’est ne pas avoir de limite, mis à part celles qui nuiraient à la liberté du voisin. Dans un système, c’est un faux-semblant puisqu’en aucun cas cette liberté ne doit nuire à la sécurité du système et que les possibilités sont restreintes à ce que le système décide.
  • Être solidaire, c’est se sentir appartenir à la race humaine en général, interagir et s’enrichir ensemble au-delà de toute race, religion, croyance ou passion. Dans un système, c’est s’oublier soi-même et s’acharner à pallier aux carences que le système a mises en place.

Devoir ou vouloir ?

DevoirEn fait, c’est à travers ces deux verbes que tout se tient. Il s’agit de discerner si nous agissons par devoir ou par envie.

Et toute la subtilité tient à bien percevoir ce qui provoque l’envie : est-ce un élan du cœur ou un ordre issu de notre conditionnement ?

« Est-ce que j’en ai vraiment envie ? » Dans le cas de Claudine comme pour beaucoup de personnes, la question ne se pose même pas. « Il faut faire plaisir, il faut rendre service, c’est égoïste de dire ‘non’ ou de penser à soi ».

Et c’est à ce moment-là que la posture d’observateur, ce petit recul que nous pouvons prendre par rapport à toute demande d’autrui, devient fondamentale si l’on ne veut pas s’oublier…

Avant de dire ‘oui’, il y a 4 questions à se poser :

  • Est-ce que j’en ai envie ? C’est à dire, est-ce que c’est véritablement mon cœur qui parle, sans attendre quoi que ce soit en retour et par un véritable amour inconditionnel ?
  • Est-ce que j’en ai les moyens ? Est-ce que j’ai le temps, la force physique, la santé, l’argent ou les ressources nécessaires ?
  • Est-ce que j’en ai les compétences ? Suis-je capable de faire la tâche qui m’est demandée ?
  • Est-ce que cela correspond à qui je veux être ? Ce que l’on me demande est-il en accord avec mon but? (en disant oui,  je m’en détournerais...)

Si vous répondez ‘non’ à une seule de ces quatre questions, alors il faut dire ‘non’, sous peine d’y perdre votre énergie, d’y laisser une partie de votre vie.

Car oui, il s’agit de votre vie !

Et l’épanouissement dans tout cela ?

Le meilleur moyen d’apporter une réelle plus-value à votre entourage ou au système dans lequel vous évoluez est d’être parfaitement épanoui !

C’est ce que n’ont pas compris les trop nombreux systèmes qui pressent l’individu au maximum et le jettent une fois qu’il est foutu… C’est ce qui conduit notre planète à ce paradoxe d’avoir à la fois tous les éléments de confort et d’aller pourtant droit vers le mur au nom du 'profit à tout prix'.

Alors, c’est à chacun de nous d’être un observateur critique, capable de discerner ce qui est manipulation ou ce qui est acte d’amour, de sortir des conditionnements qui nous empêchent ce sens critique, d’approfondir la seule et unique véritable connaissance : la connaissance de soi et de notre interaction avec le monde…

Alors oui, nous serons capables de changer le monde et de vivre l’abondance et le développement durable.

J’aime beaucoup le terme écoresponsabilité. C’est la responsabilité de notre environnement au sens large – nos proches, nos moins proches, notre espace et celui de tous les autres, notre planète.

L’écoresponsabilité commence par nous même, tout comme le changement. Soyons les leaders du monde de demain et reprenons le pouvoir de nos vies au lieu de la laisser filer dans des mains en fin de compte parfaitement irresponsables…

A nous d’avancer résolument dès maintenant, parce que notre vie, c’est ici et maintenant qu’elle se joue et se déroule…

 

 

Merci de m’avoir lu

Olivier Masselot

Ensemble pour un monde meilleur

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12 réponses à “Devoir ou Vouloir Faire Plaisir?”

  1. Je suis tout à fait d accord… mais par exemple pour un baptème de mon petit fils où je dois faire 10h de trajet dans un Week end, c’est ma fille… je suis heureuse de la voir mais tout le reste non… cérémonie, repas familial, etc. Et pourtant je vais y aller ! Car j’ai déjà essay’ et personne n avait vraiment compris, d’autant que j ai perdu il y a 3 ans un de mes fils…

    • Il n’y a pas de règle Anais, juste des choix individuels… L’essentiel est que ces choix soient tout à fait conscients et assumés 😉 Merci !

  2. Bonjour,
    Merci pour cet article, qui me parle, certes … je découvre le terme d’écoresponsabilité qui fait écho à celui de santé durable, que j’ai découvert ce week-end. De petites pierres pour chacun et chacune !

  3. Le problème, c’est surtout qu’il y a ceux qui donnent et ceux qui demandent…
    Si tout le monde donnait, ce serait moins un problème, car chacun recevrait beaucoup… (pour autant qu’on trouve un système qui répartisse un peu entre tous ce qu’on donne)

    • la rétention est la conséquence de la peur… Avec la connaissance, l’humain n’a plus de raison d’avoir peur… Il n’y a pas de problème, juste des situations et des expériences… Merci !

  4. haha l’histoire de ma vie. j’ai du faire des études qu’ON a choisies pour moi… et donc me suis retrouvée dans une voie qui ne me correspondait pas et qui m’a menée vers la dépression. Et mes parents qui me disent: nous avons fait de notre mieux ! En ignorant sciemment qui j’étais et ce que je pouvais vouloir… à leur décharge leurs parents leur ont fait la même chose mais ils pouvaient choisir de ne pas persister dans la même spirale infernale.
    Et la société ne fait pas de cadeau no plus à ceux qui ne veulent pas rentrer dans le moule et suivre bêtement le troupeau.
    Donc je fais un immense travail sur moi même pour enfin faire ce qui ME correspond. Haaaan la grosse égoïste ! mais c’est ce qui me permettra d’être en phase avec moi même donc avec le monde ! Et d’apporter ma modeste contribution à ce monde car les il faut, tu dois, tu ME dois, après ce que j’ai fait pour toi etc… c’est destructeur et pernicieux au possible.

    • Merci pour ce témoignage Karin ! Apportons les outils de connaissance aux plus jeunes et les futures générations s’en porteront mieux ! 😉 un sacerdoce !

  5. Merci pour ce brillant article ! je réalise comment ma mère a fait pour ses enfants, et comment ma grand mère avait fait la même chose ! ahurissant !

    • Oui, la force de l’inter-générationnel ! C’est pour cela que les constellations familiales sont importantes : libérer les générations qui arrivent parce qu’elles vont devoir reconstruire le monde ! 😉 Merci Thibault

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